OUR revels are now ended. These our actors
As I foretold you, were all spirits, and
Are melted into air, into thin air;
And, like the baseless fabric of this vision,
The cloud-capped towers, the gorgeous palaces,
The solemn temples, the great globe itself,
Yea, all which it inherit, shall dissolve,
And, like the insubstantial pageant faded,
Leave not a rack behind. We are such stuff
As dreams are made of, and our little life
Is rounded with a sleep.
William Shakespeare, The Tempest, Acte IV, scène 1

Le Monde de Demain se forme sous nos yeux, prenant consistence. Entre les myriades de possibilité qui nous sont offertes, nous, écrasés par le poids du passé et aveugles face à ces choix, déterminons parmi tous les mondes qui pourraient être dans l'A-venir celui qui sera réel avant de s'évanouir aussitôt, comme rosée au soleil, comme un rêve au matin, dans l'A-été.
Pendant un instant, nous vivons ce monde, mais si fugace que nous ne pouvons plus l'identifier comme tel, tant notre monde va vite, de plus en plus vite (ou est-ce nous qui devenons de plus en plus vieux?).
Alors, dans ce cas, pourquoi ne pas chercher à définir nous-mêmes quel pourrait être le Monde de Demain que nous souhaiterions?
Pourquoi ne pas cercher dans les A-venirs déjà imaginées et qui sont déjà dans l'A-été sans être jamais devenus des présents?
Voici une proposition: